Dans la catégorie des projets qui brisent ma bonne résolution de 2011, je nomme Lina, que j’ai enfin réussi à prendre en photos (après plus d’un mois…). Mon Blond avait égaré la tuque noire que je lui avais tricotée il y a quelques années (retrouvée depuis!) et avait donc besoin d’un nouveau couvre-chef. Ses critères : une laine douce et très foncée (comprendre noire ou «charcoal»). Je lui ai choisi un écheveau de Greenland de Cascade.

L’échantillon n’étant pas tout à fait le même, j’ai un peu adapté… et j’ai manqué de laine. Quand je suis retournée à la boutique pour en avoir d’autre, le lot était écoulé! Heureusement, la propriétaire de la boutique Effiloché (publicité totalement gratuite et aucunement sollicitée; le service y est toujours excellent, et je suis une cliente heureuse!) s’est rappelé qu’une des ses employées avait acheté la même couleur environ au même moment que moi et qu’il lui en restait un peu. Elle lui a donc demandé si elle acceptait de me vendre son reste. L’employée ayant accepté, mon Blond a pu avoir sa tuque.

Par contre, j’ai fait un autre petit projet qui amorce bien l’écoulement de mon stock pour l’année. Mon Blond a reçu un nouveau manteau pour son travail dont les couleurs se marient merveilleusement bien avec sa nouvelle tuque (oh joie!), mais pas mal moins avec le col que je lui avais fait il y a quatre ans (qui est bleu). La Saint-Valentin n’étant pas trop loin, je suis allée fouiller dans mon armoire à la recherche de laine orange (vous remarquerez sur la photo que les fermetures éclair du manteau sont orange). J’y ai trouvé trois pelotes de Celtic de Bergère de France reçues en cadeau de deux chouettes blogueuses lors d’un échange dont j’ai utilisé la moitié pour tricoter un col tout simple, mais qui, selon moi, s’agence très bien avec la Lina du Blond.
L’homme est en tout heureux, et sa tricoteuse aussi même si le col a tendance à roulotter dans le haut parce que j’ai fermé les mailles de façon un peu trop serrée.
En avant le bilan! À pareille date l’an dernier, je prenais la résolution de tricoter les projets accumulés dans mon stock. J’ai tenu bon… pour un bon moment, mais j’ai fini par craquer et acheter de la laine. (Comme je le disais, je ne tiens jamais mes résolutions…) J’ai quand même utilisé quelques pelotes de mon armoire.
Le premier d’entre eux : une tuque Aran Earflap Hat avec de la City Tweed DK (couleur Marsh) commandée chez Knit Picks… juste avant de prendre ma résolution!
En la faisant, j’ai relevé un grand défi pour moi : le grafting de torsades. Ça m’a pris trois essais (au premier, j’ai dû défaire complètement la bande horizontale tellement mon tricot s’est emberlificoté), j’ai dit quelques mots d’église, comme disait mon père, mais j’y suis arrivé!
Je la porte pas mal depuis et je l’aime bien, mais par temps venteux, le vent relève les « earflaps » et me gèle les oreilles, ce qui n’est pas très pratique pour une tuque…
Une porte grince… Des pas approchent prudemment… Quelqu’un renifle…
Bleuh! Dites donc, ça sent la poussière ici! On fait un peu de ménage?
Alors, pour commencer, disons, un petit bilan. Neuf mois d’absence ne sont pas synonymes de neuf mois d’arrêt. Dans les prochains jours, les projets finis depuis mon silence radio.
Bon, d’accord, la saison des citrons Meyer est terminée. Je vous l’accorde. Je suis cependant assez fière de ma tarte, alors, je vous donne la recette quand même. Vous pourrez la faire avec des citrons ordinaires (en ajoutant un peu plus de sucre dans la garniture au citron parce que les citrons Meyer sont naturellement plus sucrés que les citrons ordinaires) pour faire une tarte tout ce qu’il y a de plus classique, mais fichtrement bonne quand même!

Tarte au citron Meyer
Ingrédients
Croûte sablée
1 3/4 tasse de farine
1/4 tasse de sucre de canne roux
1/4 lb de beurre à la température ambiante
1 œuf
Garniture au citron
Le zeste et le jus de 5 citrons Meyer
3/4 tasse de sucre de canne roux
2 œufs
2 jaunes d’œuf
Un peu moins que 1/4 lb de beurre (environ 100 g) de beurre très, très mou, voire liquide
Croûte sablée
Préchauffer le four à 450 °C. Dans un bol, mélanger la farine, le sucre, le beurre et l’œuf avec les mains jusqu’à l’obtention d’une pâte grumeleuse plus ou moins homogène. Étaler la pâte avec les mains dans un moule à tarte de 9 po. Cuire au four 10 minutes ou jusqu’à ce que la croûte soit légèrement dorée (mi-cuite).
Garniture au citron
Dans un bol, mélanger le zeste et le jus de citron, les œufs, les jaunes d’œuf, le beurre et le sucre jusqu’à ce que le mélange soit bien homogène (le beurre ne doit plus être visible, sinon, il se séparera à la cuisson - si ça se produit, pas de panique! voir les remarques!). Verser le mélange sur la croûte et cuire au four à la même température que la croûte environ 10 minutes (la garniture sera encore liquide; elle se raffermira en refroidissant).
Si vous voulez ajouter une meringue, laisser la tarte refroidir complètement.
Voilà! Simplissime, non?
Pour la meringue, j’ai suivi la recette de meringue italienne de Ricardo. Une meringue française ferait tout aussi bien l’affaire.
Les remarques et mes erreurs!
- J’avais mal mélangé le beurre dans la garniture au citron. Résultat : le beurre s’est séparé pendant la cuisson. Je me suis croisé les doigts et j’ai doucement remélangé la garniture directement dans la croûte avec un fouet jusqu’à ce que le beurre soit bien amalgamé et j’ai prolongé la cuisson de quelques minutes. Ça a très bien fonctionné.
- J’ai trop fait cuire ma croûte. Il faut vraiment qu’elle n’ait qu’un tout petit hâle doré.
- Si vous suivez aussi la recette de Ricardo pour faire une meringue italienne, je vous recommande de faire une demi-recette ou encore de doubler celle de la garniture au citron et de mettre le tout dans un moule plus profond. Comme vous pouvez le voir sur la photo, mon ratio meringue/garniture était complètement déséquilibré! Et de la meringue italienne, c’est très sucré!

Merlin l’Empoileur
Il a été mon colocataire pendant 15 ans. Il aimait le yogourt à la framboise, la crème glacée et les plantes vertes. Il adorait se blottir dans une couverture, tout particulièrement s’il pouvait en plus se coller sur nous la nuit. Le matin, il nous reniflait les sourcils, comme pour juger de notre humeur. Il aimait se faire flatter du pied. C’était un chasseur hors pair et ne tolérait aucun autre chat sur son territoire, mais c’était le chat le plus affectueux que j’ai jamais connu. Si nous partions pour toute une fin de semaine, il nous engueulait à notre retour parce que nous l’avions laissé derrière. Il n’était par contre pas très rancunier. Quelques câlins, et l’affaire était classée. Comme tous les chats, il aimait évidemment dormir au soleil, et c’est comme ça qu’il est parti, collé contre moi.
Bon voyage, gougoune. Tu vas me manquer.
Bon printemps!
Papillon cobra vu lors de l’exposition Papillons en liberté au Jardin botanique de Montréal. On y est allés la fin de semaine dernière pour faire découvrir ces chouettes petits insectes à Fiston, qui a semblé être tout à fait enchanté!

Je me suis faite une petite tête au carré pour les jours doux d’hiver.
Patron : Turn-A-Square de Jared Flood (gratuit sur Ravelry)
Fil : Peruvian Baby Silk d’Elann, doublé
Reste plus qu’à finir ma tuque sans fin que j’ai fini par dompter.